Un grand MERCI

Comme toujours vous avez été nombreux, à vous mobiliser ce troisième dimanche de septembre et à être présents sur le Relais Marathon de la Vie.

Toute l’équipe vous remercie chaleureusement, dans le désordre, coureurs, accompagnateurs, spectateurs... Et tout particulièrement les bénévoles qui donnent de leur temps et de leur énergie tout au long du parcours sans qui cette journée ne pourrait aussi bien se dérouler. Imaginez un carrefour routier sans les commissaires de courses, une restauration sans personne pour préparer ces délicieuses galettes, crêpes et autres gourmandises ! On perdrait des coureurs, on aurait faim, soif...

Les Marraines aussi !

Nous remercions également les marraines, Roz’Eskell, Pink et autres membres de l’association CAP Ouest d’avoir été présentes et investies à nos côtés pour cette 14e édition du Relais Marathon de la Vie.

Géraldine, membre de CAP Ouest, tient à vous remercier également :

Merci à tous, merci du fond du cœur 💗

Ce fut un moment magique, votre sympathie, bonne heure et sourires sont communicatifs.

Une équipe d’enfer, un parcours d’enfer, une ambiance d’enfer, une bienveillance d’enfer, une campagne d’enfer bref le Relai c’est l’enfer…….

Plus qu’un relai Marathon pour la Vie, ce relai est un vrai passage de vie, de force, de courage, de dépassement de soi bref des passages d’amour.

Ce matin cuisses et mollets d’enfer mais des souvenirs plein la tête, on s’est éclaté !!!!!!!!!

Merci à tous les membres qui ont travaillé (dur) sur cette course, merci à tous les bénévoles présents, souriants et sympas tout le long du trajet, merci à tous ceux qui ont œuvré afin que cet événement voit le jour.

Merci à tous les cuisiniers car galettes saucisses d’enfer, crêpes un délice

Je (nous) reviendrons l’année prochaine !!!!

Et bravo pour la météo un timing d’enfer !!!

Au nom des Roz, des Pink, des membres CAP Ouest (des filles d’enfer) BRAVO ET MERCI

A bientôt
Géraldine


Gros plan

Les Roz’Eskell « On est dans le même bateau »

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« On rame vers l’avant »

Pour la 14e édition du Relais Marathon de la Vie, les organisateurs ont choisi les Roz’Eskell comme marraines. C’est un groupe de femmes touchées par un cancer du sein : elles font de la pagaie sur un Dragon Boat [1] pour réagir face à la maladie.

« On est dans le même bateau ». Le symbole est fort. « On rame vers l’avant. On n’a pas besoin de se parler », souligne Géraldine Giboire, vice présidente. «  Beaucoup de femmes se sentent isolées, elles ont besoin du groupe ». Le groupe devient peu à peu une famille. Se crée un lien collectif entre personnes qui ont connu la même maladie : « Nous avons toutes le même parcours ». Les membres des Roz’Eskell rencontrées sont intarissables : « c’est un pied de nez à la maladie. Ça ne remplace pas les séances de kiné, mais c’est un excellent complément : on pagaie des deux côtés. On muscle aussi le dos, les abdos... On renoue ainsi avec une activité physique »... Cette activité aide à lutter contre la fatigue, réduit les douleurs... Le mouvement de pagaie provoque un drainage lymphatique naturel et la pratique régulière d’une activité physique lutte contre la récidive. Même si pour les antidouleurs, toutes ne peuvent s’en passer. Cette activité à visée thérapeutique non médicamenteuse aide à une reconstruction physique, psychologique et sociale « Nous venons d’univers différents »  : elles sont de professions différentes et d’âges différents, entre 35 et 70 ans. « Je kiffe à fond », une nouvelle adhérente a ainsi exprimé son enthousiasme.

Une quinzaine au départ

Les Roz’Eskell, les Ailes roses, en breton, sont un groupe au sein de Cap Ouest, (Cancer Activité Physique) est une association initiée par des professionnels de santé et présidée aujourd’hui par le Dr Cécile Bendavid. Elle a été créée en octobre 2013 avec une quinzaine de femmes. Au départ, il n’y avait pas de Dragon Boat, l’activité se pratiquait sur des pirogues. Cap Ouest regroupe plusieurs activités dont deux équipages de Dragon Boat réservées aux femmes touchées par un cancer du sein. Les Roz’Eskell, 40 femmes pratiquent l’activité Dragon boat sur deux dragons de 20 places au Club des Poissons Volants à Cesson-Sévigné, près de Rennes. Les Pink Malova’a, un groupe de 14 femmes, pratiquent l’activité Dragon Boat sur deux pirogues roses à Saint Suliac, au Club Nautique de la Rance. Cap Ouest c’est aussi une équipe de marche nordique, activité mixte et pour tous les cancers.

Dragon Boat
Dragon Boat
40 femmes pratiquent l’activité Dragon Boat sur deux dragons de 20 places

Au total, ce type d’activités réunit environ 120 femmes en Bretagne et 14 équipes en France.
À Cesson-Sévigné trois entraînements sont proposés par semaine : le lundi, vendredi et samedi matin. À Saint Suliac un seul entraînement le samedi matin. La marche nordique est proposée le vendredi matin aux Gayeulles 

Au festival de Jinan (Chine)

En 2014, les Roz’Eskell ont participé à la Voga Longa à Venise. En mai 2017 elles participent au festival de Dragon Boat de Jinan en Chine. Elles veulent faire découvrir le sport-santé et les bienfaits de l’activité physique pendant et après les soins en oncologie, en particulier. Les chinois connaissent les sports de compétition, pas les sports loisirs.
Géraldine Giboire précise : « Ces challenges permettent de reprendre confiance en nous. Ils nous stimulent et montrent à tous, notre famille, mari, enfants, aux autres femmes qu’il y a une vie pendant et après le cancer et ses traitements ». J-F.B.


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Laurence Moinet
« Faire du sport permet de ne pas tomber dans la fatigue chronique »

Le Dragon boat pour sortir de la maladie

« Être la plus active possible après la maladie », tel est l’un des objectifs de Laurence Moinet. « Le Dragon boat m’intéressait à partir du moment où l’activité me permettait de sortir de la maladie. J’avais aussi participé aux séances de gymnastique proposées par la Ligue contre le cancer ». « Le sport c’est important que l’on soit malade ou pas ». Laurence précise : « Faire du sport permet de ne pas tomber dans la fatigue chronique », c’est,en effet, un risque pour les malades « on a tendance à se refermer sur soi. Si l’on écoute nos douleurs, on ne fait rien. Mais il faut quand même doser l’effort, entre trop et pas assez. »
Le Dragon boat permet aussi de sortir et d’être en contact avec d’autres personnes,
de faire partie d’un groupe. « J’ai choisi de garder cette activité, car le Dragon boat permet de travailler de façon naturelle la lymphe du bras et ainsi d’éviter de déclencher un lymphœdème ». Le Dragon boat, c’est l’énergie collective. « Si l’on pagaie un peu moins, à cause d’une douleur, ce n’est pas grave : les autres compensent et on ne voit pas la différence pour le bateau. Nous pouvons compter les unes sur les autres . »
Laurence est arrivée au tout début des Roz Eskell, après les traitements lourds : « Je fais partie des premières adhérentes ». C’est presque une deuxième famille « en tous cas, une sororité, avec cette maladie commune qui nous rapproche. Quand on sort de la maladie, c’est un second souffle de faire partie d’un groupe. ».


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Nathalie Legrand
« Faire partie des Roz Eskell m’a permis de nouer de belles relations d’amitié. »

Les Dragon boats, c’est « pouvoir parler »

« Je voulais pouvoir parler de ce que je vivais, des effets secondaires des traitements : c’est quelque chose qui m’a manqué au cœur du traitement , souligne Nathalie.
Je me suis bien intégrée au groupe dès le début : c’est plus facile à 10 ou 15, en 2013, qu’à 40 comme aujourd’hui. De nature réservée au départ, je me suis ouverte progressivement aux autres, j’ai repris confiance en l’avenir.
Dès janvier 2014, Nathalie a retrouvé son travail à temps plein, après une courte période à mi-temps qui, selon elle , n’était pas compatible avec son poste.
« Pratiquer une nouvelle activité physique m’intéressait. J’étais curieuse de découvrir le dragon boat » C’est un moment de détente sur l’eau , de naviguer sur la Vilaine entre Cesson-Sévigné et la Plaine de Baud, une parenthèse apaisante pour reprendre des forces ensemble.
« Le sport a toujours été important pour moi et fait partie de ma vie : actuellement je pratique la course à pied et le fitness en plus du dragon boat. »
« Faire partie des Roz Eskell m’a permis de faire des rencontres avec d’autres clubs de Dragon Ladies en Bretagne, de partager des moments sportifs et aussi de nouer de belles relations d’amitié.
La maladie a poussé Nathalie à changer ses priorités et la façon dont elle avait envie de prendre sa vie en main.
A son avis, l’activité Dragon Boat peut être un premier pas vers une activité physique pour des femmes qui ne faisaient pas de sport avant. « On agit avec la force qu’on a : chacune selon ses possibilités »


[1Le Dragon Boat est un sport nautique d’équipe qui utilise un type de pirogue appelé aussi bateau-dragon. Les bateaux-dragons de classe internationale sont plus petits que les modèles traditionnels pour des raisons de coûts de transports. Ils embarquent 22 personnes dont 20 pagayeurs. (source Wikipédia)